En savoir plus sur Blast – Intégrale complète
Polza Mancini est en garde à vue, face à deux policiers qui cherchent à établir sa responsabilité dans l’agression de Carole Oudinot. Dans Blast – Intégrale complète, il accepte de raconter son parcours : la rupture avec sa vie précédente, l’errance volontaire et cette recherche obsessionnelle du « blast », bref instant où le monde paraît soudain s’ouvrir et son propre corps ne plus peser.
Larcenet construit un récit à la fiabilité constamment incertaine. Polza raconte, commente, enjolive peut-être, tandis que les policiers tentent de reprendre le contrôle du récit. Cette tension donne à l’ensemble sa force : le lecteur avance au milieu de souvenirs, de justifications et de rencontres sans jamais pouvoir se contenter d’une lecture unique du personnage.
Graphiquement, Blast repose sur un noir et blanc expressionniste, dense et organique. Crayons, encres, gris et grands aplats donnent aux visages une lourdeur presque physique, tandis que les paysages naturels peuvent devenir soudain étonnamment calmes. Les séquences de blast rompent cette matière sombre par des surgissements colorés inspirés du dessin enfantin.
Cette intégrale sous fourreau rassemble les quatre tomes en 816 pages et permet de suivre le mouvement du récit sans interruption. C’est une lecture sombre et exigeante, moins tournée vers la résolution d’une enquête que vers la manière dont un homme fabrique le récit de sa propre dérive, jusqu’à brouiller constamment la frontière entre lucidité, mensonge et délivrance.
En savoir plus sur Blast – Intégrale complète
Polza Mancini est en garde à vue, face à deux policiers qui cherchent à établir sa responsabilité dans l’agression de Carole Oudinot. Dans Blast – Intégrale complète, il accepte de raconter son parcours : la rupture avec sa vie précédente, l’errance volontaire et cette recherche obsessionnelle du « blast », bref instant où le monde paraît soudain s’ouvrir et son propre corps ne plus peser.
Larcenet construit un récit à la fiabilité constamment incertaine. Polza raconte, commente, enjolive peut-être, tandis que les policiers tentent de reprendre le contrôle du récit. Cette tension donne à l’ensemble sa force : le lecteur avance au milieu de souvenirs, de justifications et de rencontres sans jamais pouvoir se contenter d’une lecture unique du personnage.
Graphiquement, Blast repose sur un noir et blanc expressionniste, dense et organique. Crayons, encres, gris et grands aplats donnent aux visages une lourdeur presque physique, tandis que les paysages naturels peuvent devenir soudain étonnamment calmes. Les séquences de blast rompent cette matière sombre par des surgissements colorés inspirés du dessin enfantin.
Cette intégrale sous fourreau rassemble les quatre tomes en 816 pages et permet de suivre le mouvement du récit sans interruption. C’est une lecture sombre et exigeante, moins tournée vers la résolution d’une enquête que vers la manière dont un homme fabrique le récit de sa propre dérive, jusqu’à brouiller constamment la frontière entre lucidité, mensonge et délivrance.






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