En savoir plus sur Blast – Intégrale Tome 1
Dans Blast – Intégrale Tome 1, les deux premiers albums suivent Polza Mancini depuis une salle d’interrogatoire. Les policiers veulent établir ce qui le relie à l’agression de Carole Oudinot ; lui préfère reprendre son histoire plus loin, au moment où il a quitté sa vie d’avant pour partir sur les routes et chercher les « blasts », ces instants d’extase qui suspendent son rapport au monde.
Cette première moitié de la série installe une parole constamment suspecte. Polza raconte avec précision, mais le lecteur sait qu’il choisit ses mots, ses silences et l’ordre de ses souvenirs. Cette distance nourrit tout le suspense : moins celui d’une enquête classique que celui d’un homme qui tente d’imposer sa propre version de sa dérive.
Le dessin de Manu Larcenet est dense, rugueux et très expressif. Les paysages naturels peuvent être d’une grande beauté, mais restent traversés par la fatigue, la faim, l’alcool et la violence. Les visages sont creusés, les corps lourds, tandis que les scènes de blast introduisent des couleurs enfantines qui rompent brutalement la noirceur générale.
Cette édition de 408 pages réunit les tomes 1 et 2 dans un grand format cartonné. Elle offre une entrée ample dans un récit où le polar se transforme peu à peu en portrait existentiel, porté par une narration instable, un protagoniste difficile à cerner et une matière graphique qui colle littéralement à sa psyché.
En savoir plus sur Blast – Intégrale Tome 1
Dans Blast – Intégrale Tome 1, les deux premiers albums suivent Polza Mancini depuis une salle d’interrogatoire. Les policiers veulent établir ce qui le relie à l’agression de Carole Oudinot ; lui préfère reprendre son histoire plus loin, au moment où il a quitté sa vie d’avant pour partir sur les routes et chercher les « blasts », ces instants d’extase qui suspendent son rapport au monde.
Cette première moitié de la série installe une parole constamment suspecte. Polza raconte avec précision, mais le lecteur sait qu’il choisit ses mots, ses silences et l’ordre de ses souvenirs. Cette distance nourrit tout le suspense : moins celui d’une enquête classique que celui d’un homme qui tente d’imposer sa propre version de sa dérive.
Le dessin de Manu Larcenet est dense, rugueux et très expressif. Les paysages naturels peuvent être d’une grande beauté, mais restent traversés par la fatigue, la faim, l’alcool et la violence. Les visages sont creusés, les corps lourds, tandis que les scènes de blast introduisent des couleurs enfantines qui rompent brutalement la noirceur générale.
Cette édition de 408 pages réunit les tomes 1 et 2 dans un grand format cartonné. Elle offre une entrée ample dans un récit où le polar se transforme peu à peu en portrait existentiel, porté par une narration instable, un protagoniste difficile à cerner et une matière graphique qui colle littéralement à sa psyché.






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