En savoir plus sur Les Tuniques Bleues – Tome 21 – Les Cinq salopards
Dans Les Tuniques Bleues – Tome 21 – Les Cinq salopards, le général Alexander doit reconstituer le 22e de cavalerie, une nouvelle fois laminé au combat. Chesterfield et Blutch sont chargés de recruter des volontaires, mais personne ne veut rejoindre un régiment à la réputation aussi meurtrière. À bout d’arguments, les deux soldats se tournent vers un pénitencier et en ramènent cinq condamnés aux profils pour le moins inquiétants.
Le plaisir vient de la rencontre entre l’obstination réglementaire de Chesterfield, le refus de Blutch d’envoyer de nouvelles recrues au massacre et ces cinq hommes impossibles à encadrer. Cauvin fait du recrutement une farce sur le patriotisme militaire, où les beaux discours se heurtent constamment à la peur très concrète de mourir au front.
Lambil donne à chacun des cinq détenus une silhouette et une gestuelle immédiatement reconnaissables, de l’ascète obsédé par les cathédrales au voleur de chevaux qui préfère les manger. Ce casting de marginaux grotesques permet d’enchaîner les situations physiques et les réactions outrées sans perdre la lisibilité des scènes de groupe.
Sous son allure d’aventure burlesque, l’album pousse une idée très simple : une armée qui manque d’hommes finit par recruter n’importe qui, pourvu que les rangs soient remplis. Entre l’antimilitarisme instinctif de Blutch et le zèle de Chesterfield, cette satire de l’absurdité guerrière reste l’un des moteurs les plus efficaces de la série.
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Dans Les Tuniques Bleues – Tome 21 – Les Cinq salopards, le général Alexander doit reconstituer le 22e de cavalerie, une nouvelle fois laminé au combat. Chesterfield et Blutch sont chargés de recruter des volontaires, mais personne ne veut rejoindre un régiment à la réputation aussi meurtrière. À bout d’arguments, les deux soldats se tournent vers un pénitencier et en ramènent cinq condamnés aux profils pour le moins inquiétants.
Le plaisir vient de la rencontre entre l’obstination réglementaire de Chesterfield, le refus de Blutch d’envoyer de nouvelles recrues au massacre et ces cinq hommes impossibles à encadrer. Cauvin fait du recrutement une farce sur le patriotisme militaire, où les beaux discours se heurtent constamment à la peur très concrète de mourir au front.
Lambil donne à chacun des cinq détenus une silhouette et une gestuelle immédiatement reconnaissables, de l’ascète obsédé par les cathédrales au voleur de chevaux qui préfère les manger. Ce casting de marginaux grotesques permet d’enchaîner les situations physiques et les réactions outrées sans perdre la lisibilité des scènes de groupe.
Sous son allure d’aventure burlesque, l’album pousse une idée très simple : une armée qui manque d’hommes finit par recruter n’importe qui, pourvu que les rangs soient remplis. Entre l’antimilitarisme instinctif de Blutch et le zèle de Chesterfield, cette satire de l’absurdité guerrière reste l’un des moteurs les plus efficaces de la série.






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