En savoir plus sur Sunday
Dans Sunday, Thibault traverse un dimanche en apparence parfaitement banal, tandis qu’il attend le retour de sa compagne partie quelques jours. Entre canapé, téléphone, souvenirs, fantasmes et menus détours du quotidien, son esprit ne cesse pourtant de vagabonder. Olivier Schrauwen fait de cette journée suspendue le terrain d’une exploration aussi minutieuse qu’amusante de tout ce qui peut nous traverser lorsque, précisément, il ne se passe presque rien.
L’album épouse ainsi un flux de conscience où pensées triviales, élans narcissiques, inquiétudes et rêveries s’enchaînent avec une liberté réjouissante. L’humour naît souvent du décalage entre l’importance que Thibault accorde à ses préoccupations et leur profonde banalité, mais une mélancolie plus discrète affleure derrière cette comédie de l’inaction.
Cette plongée dans l’intimité doit beaucoup au travail graphique d’Olivier Schrauwen. Couleurs franches, déformations, répétitions et variations de cadrage composent une mise en scène visuelle inventive, capable de donner une intensité spectaculaire aux gestes les plus insignifiants. La narration épouse les digressions du personnage avec une précision remarquable, brouillant volontiers les frontières entre ce qu’il vit, imagine, regrette ou anticipe.
En faisant d’un simple dimanche la matière d’un récit ample et foisonnant, Schrauwen signe un portrait humain aussi drôle qu’inconfortablement familier. Une BD singulière sur la solitude, le couple et notre manière d’habiter nos propres pensées, qui trouve dans l’ordinaire une richesse narrative assez vertigineuse.
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Dans Sunday, Thibault traverse un dimanche en apparence parfaitement banal, tandis qu’il attend le retour de sa compagne partie quelques jours. Entre canapé, téléphone, souvenirs, fantasmes et menus détours du quotidien, son esprit ne cesse pourtant de vagabonder. Olivier Schrauwen fait de cette journée suspendue le terrain d’une exploration aussi minutieuse qu’amusante de tout ce qui peut nous traverser lorsque, précisément, il ne se passe presque rien.
L’album épouse ainsi un flux de conscience où pensées triviales, élans narcissiques, inquiétudes et rêveries s’enchaînent avec une liberté réjouissante. L’humour naît souvent du décalage entre l’importance que Thibault accorde à ses préoccupations et leur profonde banalité, mais une mélancolie plus discrète affleure derrière cette comédie de l’inaction.
Cette plongée dans l’intimité doit beaucoup au travail graphique d’Olivier Schrauwen. Couleurs franches, déformations, répétitions et variations de cadrage composent une mise en scène visuelle inventive, capable de donner une intensité spectaculaire aux gestes les plus insignifiants. La narration épouse les digressions du personnage avec une précision remarquable, brouillant volontiers les frontières entre ce qu’il vit, imagine, regrette ou anticipe.
En faisant d’un simple dimanche la matière d’un récit ample et foisonnant, Schrauwen signe un portrait humain aussi drôle qu’inconfortablement familier. Une BD singulière sur la solitude, le couple et notre manière d’habiter nos propres pensées, qui trouve dans l’ordinaire une richesse narrative assez vertigineuse.






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