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Les Tuniques Bleues – Tome 70 : Les Bleus sur la corde raide

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Les Tuniques Bleues – Tome 70 – Les Bleus sur la corde raide part d’une idée délicieusement déplacée dans la guerre de Sécession : Arabesque, fidèle jument de Blutch, s’éprend de Traveller, le cheval du général sudiste Robert E. Lee. Lorsque Traveller déserte son camp pour la rejoindre, Lee sombre dans le désarroi et Blutch comme Chesterfield se retrouvent mêlés à une situation qui dépasse largement la simple affaire de cavalerie.

Fred Neidhardt joue du contraste entre romance animale et violence militaire. Les sentiments des deux chevaux deviennent un grain de sable dans la logique des camps, faisant naître quiproquos, catastrophes et gags en chaîne. Cancrelat vient encore compliquer une histoire qui continue de regarder la guerre par le biais de son absurdité quotidienne.

Le dessin de Lambil conserve la grammaire visuelle de la série : personnages immédiatement reconnaissables, action claire, chevaux très présents et décors militaires suffisamment précis pour ancrer les gags dans leur époque. Cette lisibilité de la mise en scène est particulièrement utile ici, tant l’intrigue circule entre cavaliers, montures et états-majors.

Pour ce soixante-dixième album, Les Tuniques Bleues trouve donc son moteur dans une histoire d’amour impossible qui ne concerne même pas ses héros humains. C’est précisément ce décalage qui fait le sel du volume : la guerre vue par ses chevaux permet de retrouver Blutch et Chesterfield dans une comédie de camp où l’attachement dérègle la discipline.

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Les Tuniques Bleues – Tome 70 – Les Bleus sur la corde raide part d’une idée délicieusement déplacée dans la guerre de Sécession : Arabesque, fidèle jument de Blutch, s’éprend de Traveller, le cheval du général sudiste Robert E. Lee. Lorsque Traveller déserte son camp pour la rejoindre, Lee sombre dans le désarroi et Blutch comme Chesterfield se retrouvent mêlés à une situation qui dépasse largement la simple affaire de cavalerie.

Fred Neidhardt joue du contraste entre romance animale et violence militaire. Les sentiments des deux chevaux deviennent un grain de sable dans la logique des camps, faisant naître quiproquos, catastrophes et gags en chaîne. Cancrelat vient encore compliquer une histoire qui continue de regarder la guerre par le biais de son absurdité quotidienne.

Le dessin de Lambil conserve la grammaire visuelle de la série : personnages immédiatement reconnaissables, action claire, chevaux très présents et décors militaires suffisamment précis pour ancrer les gags dans leur époque. Cette lisibilité de la mise en scène est particulièrement utile ici, tant l’intrigue circule entre cavaliers, montures et états-majors.

Pour ce soixante-dixième album, Les Tuniques Bleues trouve donc son moteur dans une histoire d’amour impossible qui ne concerne même pas ses héros humains. C’est précisément ce décalage qui fait le sel du volume : la guerre vue par ses chevaux permet de retrouver Blutch et Chesterfield dans une comédie de camp où l’attachement dérègle la discipline.

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