En savoir plus sur Les chaussures blanches
Keum Suk Gendry-Kim poursuit son exploration de l’histoire coréenne en revenant à Goheung, en 1948, dans le contexte du soulèvement de Yeosun. La répression qui suit laisse derrière elle des morts, des disparitions et des familles durablement marquées, dont celles qui entourent Sang-A.
Le récit fait dialoguer plusieurs temporalités. Les souvenirs des parents de Sang-A, confrontés à la violence militaire, croisent ceux de Sang-A et de son amie Seon-Ja, qui grandissent à proximité de lieux chargés d’un passé qu’elles ne comprennent pas encore complètement. Plus tard, les années 1990 leur font à leur tour connaître la brutalité de la répression policière.
Au milieu de cette histoire collective, de petits objets deviennent des repères. Les chaussures blanches du titre relient ainsi des moments éloignés : une paire offerte à Sang-A pour son entrée à l’université répond aux sandales blanches autour desquelles ses parents s’étaient rencontrés plusieurs décennies auparavant.
L’autrice complète cette traversée par un travail de mémoire fondé sur des témoignages de survivants et de descendants de victimes. Les chaussures blanches fait ainsi des détails familiaux, des silences et des traces du quotidien les portes d’entrée d’une histoire nationale longtemps douloureuse à raconter.
En savoir plus sur Les chaussures blanches
Keum Suk Gendry-Kim poursuit son exploration de l’histoire coréenne en revenant à Goheung, en 1948, dans le contexte du soulèvement de Yeosun. La répression qui suit laisse derrière elle des morts, des disparitions et des familles durablement marquées, dont celles qui entourent Sang-A.
Le récit fait dialoguer plusieurs temporalités. Les souvenirs des parents de Sang-A, confrontés à la violence militaire, croisent ceux de Sang-A et de son amie Seon-Ja, qui grandissent à proximité de lieux chargés d’un passé qu’elles ne comprennent pas encore complètement. Plus tard, les années 1990 leur font à leur tour connaître la brutalité de la répression policière.
Au milieu de cette histoire collective, de petits objets deviennent des repères. Les chaussures blanches du titre relient ainsi des moments éloignés : une paire offerte à Sang-A pour son entrée à l’université répond aux sandales blanches autour desquelles ses parents s’étaient rencontrés plusieurs décennies auparavant.
L’autrice complète cette traversée par un travail de mémoire fondé sur des témoignages de survivants et de descendants de victimes. Les chaussures blanches fait ainsi des détails familiaux, des silences et des traces du quotidien les portes d’entrée d’une histoire nationale longtemps douloureuse à raconter.






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