En savoir plus sur Ernestine
Avec Ernestine, Salomé Lahoche imagine une petite fille qui semble appartenir à un autre siècle, du moins en apparence. Sa robe sage et son air fermé pourraient annoncer une héroïne modèle ; ses habitudes, ses lectures et ses réponses aux adultes racontent tout l’inverse.
Ernestine fume, boit, joue et cite volontiers Schopenhauer. Surtout, elle observe sa famille et le monde avec une lucidité désabusée qui transforme chaque scène du quotidien en terrain de satire. Là où les adultes tentent de maintenir les apparences, elle repère immédiatement les incohérences.
Le contraste entre le graphisme minimaliste, presque innocent, et la noirceur des situations nourrit une grande partie de l’humour. Salomé Lahoche privilégie les échanges courts, les chutes sèches et les silences qui laissent les personnages s’enfoncer eux-mêmes dans leurs contradictions.
Derrière la provocation se dessine aussi le portrait d’une famille profondément dysfonctionnelle et d’une enfant qui refuse les réponses toutes faites. Ernestine est une BD indépendante mordante, irrévérencieuse et singulière, portée par une héroïne aussi impossible à discipliner qu’à oublier.
En savoir plus sur Ernestine
Avec Ernestine, Salomé Lahoche imagine une petite fille qui semble appartenir à un autre siècle, du moins en apparence. Sa robe sage et son air fermé pourraient annoncer une héroïne modèle ; ses habitudes, ses lectures et ses réponses aux adultes racontent tout l’inverse.
Ernestine fume, boit, joue et cite volontiers Schopenhauer. Surtout, elle observe sa famille et le monde avec une lucidité désabusée qui transforme chaque scène du quotidien en terrain de satire. Là où les adultes tentent de maintenir les apparences, elle repère immédiatement les incohérences.
Le contraste entre le graphisme minimaliste, presque innocent, et la noirceur des situations nourrit une grande partie de l’humour. Salomé Lahoche privilégie les échanges courts, les chutes sèches et les silences qui laissent les personnages s’enfoncer eux-mêmes dans leurs contradictions.
Derrière la provocation se dessine aussi le portrait d’une famille profondément dysfonctionnelle et d’une enfant qui refuse les réponses toutes faites. Ernestine est une BD indépendante mordante, irrévérencieuse et singulière, portée par une héroïne aussi impossible à discipliner qu’à oublier.






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