En savoir plus sur Agrippine – Tome 4 – Agrippine et les inclus
Dans Agrippine – Tome 4 – Agrippine et les inclus, Claire Bretécher retrouve son héroïne au milieu d’une famille et d’un entourage où chacun prétend savoir comment communiquer avec l’autre. Agrippine, ses parents, son petit frère, ses copines et Modern Mesclun composent un petit théâtre de classe moyenne citadine où les conflits se nichent dans les mots autant que dans les situations.
L’album travaille particulièrement les conflits de générations. Les adultes se veulent ouverts, modernes et compréhensifs ; les adolescents, eux, tiennent à préserver leurs codes, leur territoire et leur façon de nommer le monde. Bretécher ne donne raison à personne : elle observe comment chacun fabrique ses propres contradictions.
Cette tension passe par une langue extrêmement travaillée, faite de jargon, d’argot, d’anglicismes et de mots tordus jusqu’à devenir des marqueurs sociaux. Le dessin, vif et économique, prolonge ce travail : une posture de lassitude ou une grimace suffit souvent à démentir tout ce qu’un personnage vient d’affirmer.
Ce quatrième tome pousse donc très loin la méthode de Bretécher : faire de scènes familiales et quotidiennes une radiographie sociale aussi drôle qu’inconfortable. Derrière les réparties d’Agrippine se dessine surtout un monde où adultes et adolescents veulent être différents tout en partageant bien plus de travers qu’ils ne l’admettent.
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Dans Agrippine – Tome 4 – Agrippine et les inclus, Claire Bretécher retrouve son héroïne au milieu d’une famille et d’un entourage où chacun prétend savoir comment communiquer avec l’autre. Agrippine, ses parents, son petit frère, ses copines et Modern Mesclun composent un petit théâtre de classe moyenne citadine où les conflits se nichent dans les mots autant que dans les situations.
L’album travaille particulièrement les conflits de générations. Les adultes se veulent ouverts, modernes et compréhensifs ; les adolescents, eux, tiennent à préserver leurs codes, leur territoire et leur façon de nommer le monde. Bretécher ne donne raison à personne : elle observe comment chacun fabrique ses propres contradictions.
Cette tension passe par une langue extrêmement travaillée, faite de jargon, d’argot, d’anglicismes et de mots tordus jusqu’à devenir des marqueurs sociaux. Le dessin, vif et économique, prolonge ce travail : une posture de lassitude ou une grimace suffit souvent à démentir tout ce qu’un personnage vient d’affirmer.
Ce quatrième tome pousse donc très loin la méthode de Bretécher : faire de scènes familiales et quotidiennes une radiographie sociale aussi drôle qu’inconfortable. Derrière les réparties d’Agrippine se dessine surtout un monde où adultes et adolescents veulent être différents tout en partageant bien plus de travers qu’ils ne l’admettent.






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