En savoir plus sur La vérité de Pinocchio
La vérité de Pinocchio reprend Pinocchio au moment où il croit avoir enfin prouvé sa valeur : après avoir sauvé Geppetto, il pense être devenu quelqu’un. La mort de son créateur brise pourtant cette certitude. Toujours fait de bois et bientôt abandonné, il se retrouve au pied d’un arbre mystérieux qui l’invite à raconter sa naissance, ses mensonges, ses rencontres et tout ce qui a façonné l’idée qu’il se fait de lui-même.
Loïc Malnati part du texte de Collodi pour construire une fable sur l’identité et le regard des autres. Les aventures connues deviennent moins une suite d’épreuves qu’un matériau à réexaminer : que reste-t-il de Pinocchio lorsqu’il cesse de mesurer sa valeur à sa ressemblance avec un petit garçon ? Le dialogue entre présent et passé donne à cette question une forme introspective sans abandonner le merveilleux.
La création fonctionne comme un véritable travail à plusieurs mains. Jean-Luc Masbou a participé à la conception des personnages, des décors et des ambiances colorées ; Béatrice Tillier a imaginé notamment la Fée aux cheveux bleus et les pages de chapitres ; Malnati assure la narration et le dessin final. Cette méthode donne au livre un imaginaire mécanique et steampunk cohérent, avec des temporalités visuellement différenciées.
Plutôt que de moderniser Pinocchio en effaçant sa noirceur, l’album revient à la rudesse du conte pour poser une question très contemporaine : faut-il devenir autre chose pour être digne d’exister ? Cette relecture mélancolique et fantastique promet ainsi moins une correction du classique qu’un déplacement de son cœur moral, du désir de transformation vers l’acceptation de soi.
En savoir plus sur La vérité de Pinocchio
La vérité de Pinocchio reprend Pinocchio au moment où il croit avoir enfin prouvé sa valeur : après avoir sauvé Geppetto, il pense être devenu quelqu’un. La mort de son créateur brise pourtant cette certitude. Toujours fait de bois et bientôt abandonné, il se retrouve au pied d’un arbre mystérieux qui l’invite à raconter sa naissance, ses mensonges, ses rencontres et tout ce qui a façonné l’idée qu’il se fait de lui-même.
Loïc Malnati part du texte de Collodi pour construire une fable sur l’identité et le regard des autres. Les aventures connues deviennent moins une suite d’épreuves qu’un matériau à réexaminer : que reste-t-il de Pinocchio lorsqu’il cesse de mesurer sa valeur à sa ressemblance avec un petit garçon ? Le dialogue entre présent et passé donne à cette question une forme introspective sans abandonner le merveilleux.
La création fonctionne comme un véritable travail à plusieurs mains. Jean-Luc Masbou a participé à la conception des personnages, des décors et des ambiances colorées ; Béatrice Tillier a imaginé notamment la Fée aux cheveux bleus et les pages de chapitres ; Malnati assure la narration et le dessin final. Cette méthode donne au livre un imaginaire mécanique et steampunk cohérent, avec des temporalités visuellement différenciées.
Plutôt que de moderniser Pinocchio en effaçant sa noirceur, l’album revient à la rudesse du conte pour poser une question très contemporaine : faut-il devenir autre chose pour être digne d’exister ? Cette relecture mélancolique et fantastique promet ainsi moins une correction du classique qu’un déplacement de son cœur moral, du désir de transformation vers l’acceptation de soi.






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