En savoir plus sur Les Frustrés – Intégrale complète
Dans Les Frustrés – Intégrale complète, Dargaud réunit les cinq volumes des Frustrés, nés des planches hebdomadaires que Claire Bretécher publie dans Le Nouvel Observateur au cours des années 1970. Chaque courte scène observe un milieu urbain cultivé, progressiste et souvent très sûr de ses propres valeurs.
Le cœur de la série tient à la précision presque sociologique des dialogues. Bretécher écoute les tics de langage, les discours sur le couple, l’éducation, la politique ou l’émancipation, puis laisse les personnages révéler eux-mêmes l’écart entre leurs principes et leurs comportements.
Son noir et blanc repose sur un trait nerveux, elliptique et extraordinairement expressif. Une posture avachie, une bouche crispée ou un regard suffisent à préciser ce que les personnages essaient laborieusement de masquer par les mots ; le dessin et le dialogue se contredisent souvent avec une efficacité redoutable.
Cette intégrale de 304 pages offre donc un vaste portrait satirique de la France post-68. Le contexte est très marqué par son époque, mais les mécanismes observés — snobisme, mauvaise foi, contradictions familiales et désir d’être moderne — restent assez précis pour conserver toute leur force comique.
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Dans Les Frustrés – Intégrale complète, Dargaud réunit les cinq volumes des Frustrés, nés des planches hebdomadaires que Claire Bretécher publie dans Le Nouvel Observateur au cours des années 1970. Chaque courte scène observe un milieu urbain cultivé, progressiste et souvent très sûr de ses propres valeurs.
Le cœur de la série tient à la précision presque sociologique des dialogues. Bretécher écoute les tics de langage, les discours sur le couple, l’éducation, la politique ou l’émancipation, puis laisse les personnages révéler eux-mêmes l’écart entre leurs principes et leurs comportements.
Son noir et blanc repose sur un trait nerveux, elliptique et extraordinairement expressif. Une posture avachie, une bouche crispée ou un regard suffisent à préciser ce que les personnages essaient laborieusement de masquer par les mots ; le dessin et le dialogue se contredisent souvent avec une efficacité redoutable.
Cette intégrale de 304 pages offre donc un vaste portrait satirique de la France post-68. Le contexte est très marqué par son époque, mais les mécanismes observés — snobisme, mauvaise foi, contradictions familiales et désir d’être moderne — restent assez précis pour conserver toute leur force comique.






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