En savoir plus sur Sangliers
Dans Sangliers, Nina est maquilleuse professionnelle, mais c’est devant la caméra qu’elle passe désormais l’essentiel de ses journées. Sous le nom de NINA MAKEUP, elle tourne des tutoriels, teste des produits et entretient une proximité soigneusement mise en scène avec sa communauté. Derrière cette activité enviée se dessinent pourtant une routine solitaire, la pression des partenariats et le poids d’un regard extérieur devenu impossible à éteindre.
Lisa Blumen fait progressivement glisser ce quotidien familier vers un thriller psychologique où l’inquiétude s’installe presque sans bruit. Harcèlement, sexisme ordinaire et injonctions liées à l’apparence nourrissent un récit qui interroge autant les réseaux sociaux que la marchandisation de la beauté. À mesure que réalité, représentation et perception se mêlent, l’album cultive un trouble particulièrement efficace.
Cette sensation tient aussi à une remarquable mise en scène du regard. Écrans de téléphone, miroirs, vitres et cadres dans le cadre organisent les pages comme autant de surfaces où Nina se montre, s’observe ou se sent observée. Le dessin aux feutres à alcool, dominé par une palette de roses artificiels, crée un contraste saisissant entre l’univers lisse de l’influence beauté et la tension qui affleure derrière les images.
Avec une narration précise et sans caricaturer son héroïne, Lisa Blumen ausculte ainsi la solitude, l’exposition permanente et la difficulté de préserver son intimité lorsque tout devient contenu. Sangliers conjugue critique sociale et malaise intime dans une BD contemporaine où ce que l’on voit compte autant que ce qui échappe encore au cadre.
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Dans Sangliers, Nina est maquilleuse professionnelle, mais c’est devant la caméra qu’elle passe désormais l’essentiel de ses journées. Sous le nom de NINA MAKEUP, elle tourne des tutoriels, teste des produits et entretient une proximité soigneusement mise en scène avec sa communauté. Derrière cette activité enviée se dessinent pourtant une routine solitaire, la pression des partenariats et le poids d’un regard extérieur devenu impossible à éteindre.
Lisa Blumen fait progressivement glisser ce quotidien familier vers un thriller psychologique où l’inquiétude s’installe presque sans bruit. Harcèlement, sexisme ordinaire et injonctions liées à l’apparence nourrissent un récit qui interroge autant les réseaux sociaux que la marchandisation de la beauté. À mesure que réalité, représentation et perception se mêlent, l’album cultive un trouble particulièrement efficace.
Cette sensation tient aussi à une remarquable mise en scène du regard. Écrans de téléphone, miroirs, vitres et cadres dans le cadre organisent les pages comme autant de surfaces où Nina se montre, s’observe ou se sent observée. Le dessin aux feutres à alcool, dominé par une palette de roses artificiels, crée un contraste saisissant entre l’univers lisse de l’influence beauté et la tension qui affleure derrière les images.
Avec une narration précise et sans caricaturer son héroïne, Lisa Blumen ausculte ainsi la solitude, l’exposition permanente et la difficulté de préserver son intimité lorsque tout devient contenu. Sangliers conjugue critique sociale et malaise intime dans une BD contemporaine où ce que l’on voit compte autant que ce qui échappe encore au cadre.






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