En savoir plus sur Asterios Polyp
Asterios Polyp s’ouvre sur une rupture brutale : l’appartement de son héros est détruit par un incendie. Architecte reconnu, professeur, intellectuel brillant et volontiers arrogant, Asterios abandonne alors New York et monte dans un bus qui l’emmène vers une existence beaucoup plus modeste. Ce déplacement devient le point de départ d’un retour sur ses relations, notamment avec Hana, et sur les certitudes qui ont façonné sa vie.
David Mazzucchelli raconte cette crise avec un mélange d’ironie, de mélancolie et d’introspection. Le récit alterne présent et souvenirs pour faire apparaître les contradictions d’un homme qui aime classer le monde en oppositions nettes, alors que ses expériences résistent justement à cette logique binaire.
La singularité du livre tient surtout à son langage graphique entièrement pensé avec le récit. Les personnages possèdent des formes, des couleurs, des bulles et des lettrages distincts ; la composition des doubles pages épouse leurs rapports de proximité ou de distance. Mazzucchelli fait ainsi de la mise en page une véritable extension de la psychologie.
Récompensé notamment par le Prix spécial du jury à Angoulême en 2011, le livre reste marquant parce qu’il réunit construction formelle et émotion intime sans les opposer. Asterios Polyp se lit à la fois comme le portrait d’un homme en reconstruction et comme une exploration très concrète des possibilités expressives de la bande dessinée.
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Asterios Polyp s’ouvre sur une rupture brutale : l’appartement de son héros est détruit par un incendie. Architecte reconnu, professeur, intellectuel brillant et volontiers arrogant, Asterios abandonne alors New York et monte dans un bus qui l’emmène vers une existence beaucoup plus modeste. Ce déplacement devient le point de départ d’un retour sur ses relations, notamment avec Hana, et sur les certitudes qui ont façonné sa vie.
David Mazzucchelli raconte cette crise avec un mélange d’ironie, de mélancolie et d’introspection. Le récit alterne présent et souvenirs pour faire apparaître les contradictions d’un homme qui aime classer le monde en oppositions nettes, alors que ses expériences résistent justement à cette logique binaire.
La singularité du livre tient surtout à son langage graphique entièrement pensé avec le récit. Les personnages possèdent des formes, des couleurs, des bulles et des lettrages distincts ; la composition des doubles pages épouse leurs rapports de proximité ou de distance. Mazzucchelli fait ainsi de la mise en page une véritable extension de la psychologie.
Récompensé notamment par le Prix spécial du jury à Angoulême en 2011, le livre reste marquant parce qu’il réunit construction formelle et émotion intime sans les opposer. Asterios Polyp se lit à la fois comme le portrait d’un homme en reconstruction et comme une exploration très concrète des possibilités expressives de la bande dessinée.






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