En savoir plus sur Les Indes fourbes
Avec Les Indes fourbes, Alain Ayroles reprend don Pablos de Ségovie, le fameux vaurien imaginé par Francisco de Quevedo dans El Buscón. Le picaro poursuit sa destinée dans l’Amérique du Sud du Siècle d’or, où la quête de l’Eldorado nourrit toutes les convoitises. Misère, ambition et débrouillardise accompagnent ce personnage capable de se glisser dans les situations les plus inattendues.
Le plaisir tient autant au voyage qu’à la voix de son narrateur. Pablos raconte, enjolive et manœuvre avec un aplomb réjouissant, tandis qu’Alain Ayroles retrouve l’esprit du roman picaresque : une aventure pleine de mouvement, traversée d’humour et de satire sociale. La narration joue volontiers avec les apparences et invite à rester attentif à la manière dont l’histoire se construit.
Le dessin de Juanjo Guarnido donne toute son ampleur à cette fresque. Son trait expressif excelle dans les attitudes et les visages, tandis que les décors déploient villes, montagnes et jungles avec une impressionnante richesse. Les changements de rythme, la mise en scène et les couleurs participent pleinement au souffle de l’aventure sans jamais sacrifier la lisibilité.
En prolongeant un classique de la littérature espagnole sans en faire un exercice érudit, Ayroles et Guarnido composent une aventure foisonnante et malicieuse, portée par un héros aussi séduisant que peu recommandable. Une grande fresque picaresque où le plaisir du récit, l’humour et la puissance graphique avancent constamment de concert.
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Avec Les Indes fourbes, Alain Ayroles reprend don Pablos de Ségovie, le fameux vaurien imaginé par Francisco de Quevedo dans El Buscón. Le picaro poursuit sa destinée dans l’Amérique du Sud du Siècle d’or, où la quête de l’Eldorado nourrit toutes les convoitises. Misère, ambition et débrouillardise accompagnent ce personnage capable de se glisser dans les situations les plus inattendues.
Le plaisir tient autant au voyage qu’à la voix de son narrateur. Pablos raconte, enjolive et manœuvre avec un aplomb réjouissant, tandis qu’Alain Ayroles retrouve l’esprit du roman picaresque : une aventure pleine de mouvement, traversée d’humour et de satire sociale. La narration joue volontiers avec les apparences et invite à rester attentif à la manière dont l’histoire se construit.
Le dessin de Juanjo Guarnido donne toute son ampleur à cette fresque. Son trait expressif excelle dans les attitudes et les visages, tandis que les décors déploient villes, montagnes et jungles avec une impressionnante richesse. Les changements de rythme, la mise en scène et les couleurs participent pleinement au souffle de l’aventure sans jamais sacrifier la lisibilité.
En prolongeant un classique de la littérature espagnole sans en faire un exercice érudit, Ayroles et Guarnido composent une aventure foisonnante et malicieuse, portée par un héros aussi séduisant que peu recommandable. Une grande fresque picaresque où le plaisir du récit, l’humour et la puissance graphique avancent constamment de concert.






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