En savoir plus sur Les Tuniques Bleues – Tome 29 – En avant l’amnésique !
Les Tuniques Bleues – Tome 29 – En avant l’amnésique ! s’ouvre sur une situation inhabituelle : après une charge, Blutch perd la mémoire et reste comme absent à lui-même. Le général Alexander donne peu de temps à Chesterfield pour provoquer un déclic, sous peine de voir le caporal quitter l’armée dans cet état.
Le ressort comique vient du renversement de leur relation. Chesterfield, d’ordinaire prompt à rappeler Blutch à la discipline, se démène ici pour retrouver son compagnon tel qu’il était. Cette inquiétude derrière les chamailleries donne au récit une tonalité légèrement plus tendre, sans faire disparaître les ordres absurdes ni les réflexes militaires.
Cauvin construit l’album comme une succession de tentatives pour raviver la mémoire de Blutch, ce qui permet de faire revenir des souvenirs d’aventures précédentes et plusieurs éléments familiers de la série. Lambil accompagne ces retours avec son dessin très lisible, ses silhouettes en mouvement et des mimiques immédiatement parlantes, particulièrement efficaces dans les scènes de cavalerie et de confusion.
Ce vingt-neuvième tome joue donc autant avec la mémoire de Blutch qu’avec celle du lecteur. Le dispositif apporte un parfum de rétrospective sans renoncer à l’humour antimilitariste de la série : derrière la farce, on retrouve deux soldats ballottés par une guerre qui les dépasse et un duo dont l’attachement apparaît d’autant mieux qu’il est momentanément déréglé.
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Les Tuniques Bleues – Tome 29 – En avant l’amnésique ! s’ouvre sur une situation inhabituelle : après une charge, Blutch perd la mémoire et reste comme absent à lui-même. Le général Alexander donne peu de temps à Chesterfield pour provoquer un déclic, sous peine de voir le caporal quitter l’armée dans cet état.
Le ressort comique vient du renversement de leur relation. Chesterfield, d’ordinaire prompt à rappeler Blutch à la discipline, se démène ici pour retrouver son compagnon tel qu’il était. Cette inquiétude derrière les chamailleries donne au récit une tonalité légèrement plus tendre, sans faire disparaître les ordres absurdes ni les réflexes militaires.
Cauvin construit l’album comme une succession de tentatives pour raviver la mémoire de Blutch, ce qui permet de faire revenir des souvenirs d’aventures précédentes et plusieurs éléments familiers de la série. Lambil accompagne ces retours avec son dessin très lisible, ses silhouettes en mouvement et des mimiques immédiatement parlantes, particulièrement efficaces dans les scènes de cavalerie et de confusion.
Ce vingt-neuvième tome joue donc autant avec la mémoire de Blutch qu’avec celle du lecteur. Le dispositif apporte un parfum de rétrospective sans renoncer à l’humour antimilitariste de la série : derrière la farce, on retrouve deux soldats ballottés par une guerre qui les dépasse et un duo dont l’attachement apparaît d’autant mieux qu’il est momentanément déréglé.






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