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Les Tuniques Bleues – Tome 48 : Arabesque

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Dans Les Tuniques Bleues – Tome 48 – Arabesque, la jument de Blutch quitte le second plan pour devenir le véritable fil conducteur de l’album. Elle est solide, fidèle et étonnamment maligne, mais possède une particularité rédhibitoire pour la cavalerie : les coups de feu la mettent hors d’elle, au grand désespoir de Chesterfield.

Raoul Cauvin choisit une construction en six histoires courtes qui permet de varier les situations tout en approfondissant la relation entre Blutch et sa monture. Derrière les gags, Arabesque incarne presque naturellement le refus de la charge suicidaire et rejoint ainsi, à sa manière, l’antimilitarisme récurrent de Blutch.

Willy Lambil donne au cheval une expressivité remarquable sans jamais le transformer en personnage parlant. Un regard, une ruade ou une position d’oreilles suffit à comprendre son humeur. Ce travail sur le langage corporel rend les scènes très visuelles et donne au duo Blutch-Arabesque une tendresse qui contraste avec les exigences absurdes de la guerre.

Ce tome est donc moins une grande aventure historique qu’un portrait affectueux d’une compagne de route essentielle. En mettant Arabesque au premier plan, Cauvin et Lambil rappellent aussi que les animaux comptent parmi les victimes silencieuses du conflit, sans renoncer à la légèreté et au sens du gag propres à la série.

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Dans Les Tuniques Bleues – Tome 48 – Arabesque, la jument de Blutch quitte le second plan pour devenir le véritable fil conducteur de l’album. Elle est solide, fidèle et étonnamment maligne, mais possède une particularité rédhibitoire pour la cavalerie : les coups de feu la mettent hors d’elle, au grand désespoir de Chesterfield.

Raoul Cauvin choisit une construction en six histoires courtes qui permet de varier les situations tout en approfondissant la relation entre Blutch et sa monture. Derrière les gags, Arabesque incarne presque naturellement le refus de la charge suicidaire et rejoint ainsi, à sa manière, l’antimilitarisme récurrent de Blutch.

Willy Lambil donne au cheval une expressivité remarquable sans jamais le transformer en personnage parlant. Un regard, une ruade ou une position d’oreilles suffit à comprendre son humeur. Ce travail sur le langage corporel rend les scènes très visuelles et donne au duo Blutch-Arabesque une tendresse qui contraste avec les exigences absurdes de la guerre.

Ce tome est donc moins une grande aventure historique qu’un portrait affectueux d’une compagne de route essentielle. En mettant Arabesque au premier plan, Cauvin et Lambil rappellent aussi que les animaux comptent parmi les victimes silencieuses du conflit, sans renoncer à la légèreté et au sens du gag propres à la série.

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